Derniers commentaires

Calendrier

Mars 2012
LunMarMerJeuVenSamDim
 << <Nov 2017> >>
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Annonce

Qui est en ligne?

Membre: 0
Visiteur: 1

rss Syndication

Liens

 
Affichage des articles postés en: Avril 2012

08 Avr 2012 

hopital : danger !

violence à l'hopital

Erreur de diagnostic, mauvaise prescription de médicaments, surdosage, infections nosocomiales… Condamnés pour des erreurs médicales graves, voire mortelles, certains établissements de santé sont sur liste noire.

Pitié-Salpêtrière: un patient décède d’une gangrène

Le 13 mars 1999, Frédéric Pradier, pharmacien à l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) décède d’une gangrène gazeuse intracérébrale à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).


Rappel des faits:
l'homme est admis aux urgences de l’établissement le 8 mars. Il est opéré d’une rupture d’anévrisme cérébral. Dans les jours suivants l’intervention, il présente de la fièvre, signe d’une infection nosocomiale. Aucun traitement antibiotique ne lui est administré. Il décède. ‘Quand je demandais à un médecin, une infirmière, un interne de prescrire des antibiotiques à mon compagnon fébrile. Sans réponse, personne ne m’écoutait’, a expliqué la compagne de la victime et pharmacienne au quotidien Le Point. Plusieurs défaillances ont été notifiées dans l’expertise menée quelques mois plus tard. Elles portaient notamment sur la désinfection cutanée du malade, à l’opération, à la prévention, à la stérilisation et au suivi post-opératoire.

Condamnation:
le Pr Jacques Philippon, le Dr Stéphane Clemenceau, le Pr Pierre Coriat et les Drs Chantal Colonne, Sabine Gallais et Sabine Roche ainsi que l'Assistance publique des hôpitaux de Paris ont comparus pour homicide involontaire. Ils risquaient 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende. Aujourd’hui, soit 12 ans plus tard, aucune sanction n’est encore tombée. En 2009, la juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy a demandé le renvoi de l’affaire en correctionnelle.

Neuilly-Courbevoie: une bactérie lui ronge les os pubiens

Il aura fallu deux ans pour que Stéphanie Parsini obtienne gain de cause contre l'hôpital de Neuilly-Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Rappel des faits:
en 2004, la jeune femme accouche dans l'établissement. Trois jours après l’intervention -qui s’est pourtant très bien déroulée- elle ne peut plus marcher. Elle multiplie les allers-retours à l’hôpital car elle souffre terriblement. ‘On m'a dit que ce devait être un lumbago’, explique la victime au Parisien. Face à l’aggravation de son état, elle se rend à l’hôpital Lariboisière (Paris) où elle subit plusieurs examens. Une biopsie révèle la présence d’une bactérie ‘Propionibacterium acnes’ qui lui ronge les os pubiens. Après plusieurs mois de traitements, elle est enfin guérie.

Condamnation:
le tribunal administratif de Versailles (Yvelines) a condamné le centre hospitalier à verser 11 000 euros de dommages et intérêts à la jeune femme.

Armand-Trousseau: un enfant meurt de déshydratation

armand-trousseau deshydratation

Admis pour une gastro-entérite, un enfant de 19 mois décède à l’hôpital Armand-Trousseau (Paris).

Rappel des faits:
l'enfant a été hospitalisé le 1er février 1999 au service de pneumologie de l'hôpital pour une gastro-entérite aiguë. Il meurt le 10 février suite à une déshydratation. En cause, des médecins pas assez présents, un manque de surveillance et des tâches confiées à un personnel moins qualifié ont été invoquées, selon La Dépêche.fr.

Condamnation:
huit personnes de l’hôpital et l’Assistance publique ont été condamnés pour homicide involontaire et mise en danger d'autrui. Les peines sont allées de 4 à 6 mois de prison avec sursis et de 1 000 à 6 000 euros d'amende pour le personnel. L’AP-HP s’est vu contrainte de payer une amende de 10 000 euros.

Argenteuil: des brûlures mortelles à cause d’un matelas défectueux

argenteuil brulures matelas

A cause d’un matelas chauffant défectueux, une femme décède à la polyclinique d'Orgemont située à Argenteuil (Val d'Oise).

Rappel des faits:
en mai 1993, Fatoumata M'Baye âgée de 30 ans est hospitalisée pour une opération bénigne. En la relevant après son réveil, le personnel s’aperçoit qu’elle est brûlée au troisième degré. Le matelas sur lequel elle reposait était défectueux. Il n’avait pas de kit de sécurité obligatoire. La victime est envoyée à l’hôpital Cochin (Paris) au service des grands brulés. Elle y décède après trois semaines de traitements.

Condamnation:
le tribunal correctionnel de Pontoise a condamné le PDG de l'établissement à 9 mois de prison avec sursis. Le médecin anesthésiste a été condamné à 3 mois avec sursis. Le fabriquant du matelas Gamida a écopé de 6 mois avec sursis. Il est le seul à avoir accepté sa responsabilité pénale en ne faisant pas appel de la décision, rappelle Le Parisien. Tous trois ont du verser environ 40 000 euros d’indemnisation à la victime.

Vitry-le-François: une césarienne réalisée sans anesthésie

vitry-le-francois cesarienne sans anesthesie
Publicité

Evènement heureux, l’accouchement peut parfois tourner au cauchemar. Ce fut le cas à l’hôpital de Vitry-le-François (Marne) en 2005.

Rappel des faits:
le 10 novembre 2005, une jeune femme arrive dans l'établissement pour accoucher. Après avoir détecté un trouble du rythme cardiaque du bébé, l’équipe soignante décide de procéder à une césarienne en urgence. Malgré l’injection d’un produit anesthésiant en début d’intervention, la patiente ressent tout. ‘J'ai hurlé de douleur, une douleur que je ne peux pas oublier. J'entends dire alors de l'anesthésiste que je suis douillette. Je lui réexplique que je sens tout,’ a-t-elle expliqué au journal L'Union. Une anesthésie générale est immédiatement pratiquée. Traumatisée, la patiente est tombée en dépression pendant plusieurs mois.

Condamnation:
le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a condamné l'hôpital à verser 3 000 euros à la victime, ainsi que 700 et 1 200 euros pour les frais d'expertise et de justice engagés. En mars 2011, l'anesthésiste mis en cause pratiquait toujours à l'hôpital de Vitry-le-François.

A noter:
en avril 2005, une jeune femme a été brûlée aux cuisses avec un bistouri électrique, lors de son accouchement à l'hôpital de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). L’établissement a dû l’indemniser à hauteur de 4 000 euros.

Blois: ils diagnostiquent une fracture, elle meurt d’une gangrène

blois fracture gangrène erreur diagnostic
Publicité

Le centre hospitalier de Blois (Loir-et-Cher) a connu de lourdes affaires ces dernières années qui ont entaché son image.

Rappel des faits:
en 2006, une adolescente est admise aux Urgences après un très grave accident de la route. Un scanner détecte une fracture du bassin, ‘sans danger,’ selon les médecins. Après avoir souffert de douleurs à l’abdomen les jours suivants, la patiente décède d’une gangrène de l’intestin.
Toujours en 2006, un homme arrive à l’hôpital après avoir avalé son dentier. On lui administre un laxatif et il rentre chez lui au bout de quelques jours toujours avec son dentier dans le corps. Souffrant de douleurs, le patient revient. Un nouveau scanner diagnostique un abcès du colon et il est opéré en urgence pour une péritonite généralisée. Il s’en sort de justesse.
Enfin en 1997, un accouchement dans l’établissement tourne au drame. A cause d’un défaut d'examen de surveillance et d’une erreur de diagnostic, une jeune femme en bonne santé et ayant eu une grossesse normal se retrouve dans un état végétatif et dans un coma profond.

Condamnation:
pour la première affaire, les deux médecins ont été condamnés à des peines de prison avec sursis de 8 mois et 4 mois. Pour la deuxième affaire, l'hôpital de Blois a été condamné à verser 129 000 euros au couple. Enfin, pour la jeune femme plongée dans le coma, l’établissement doit verser 921 000 euros.

Des établissements condamnés pour homicide

hopitaux homicide

Le centre hospitalier de Montbéliard (Doubs), la clinique de l’Isle (Crosne, Essonne) et la clinique des Bleuets (Reims) font partis des établissements de santé condamnés pour homicide involontaire.

Rappel des faits:
le CH de Montbéliard a été condamné en septembre 2011 pour homicide involontaire suite à la chute mortelle d’une de ses femmes de ménage dans un ascenseur.
A la clinique des Bleuets, le Dr Jean-Pierre Giolitto est condamné le 29 juillet 2011 pour homicide involontaire suite au décès d’un lycéen venu se faire opérer en août 2006 d'une dilatation veineuse au testicule, une pathologie bénigne. Après l’introduction d’un trocart, il perfore une artère et une veine, entraînant une forte hémorragie. Le praticien tente alors de la stopper avec ses mains, au lieu d’utiliser des pinces spéciales et d’appeler un confrère opérant à côté.
La clinique de l’Isle est, elle, reconnue coupable de graves négligences suite au décès d’une patiente de 29 ans en 2009. Elle parvient à mettre fin à ses jours en absorbant médicaments et alcool alors qu’elle était hospitalisée pour un sevrage alcoolique.

Condamnation:
en plus d’être condamné pour homicide involontaire, le CH de Montbéliard doit s’acquitter d’une amende de 10 000 euros. Le Dr Giolitto a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 130 000 euros de dommages et intérêts à verser aux proches de la victime. Il a également écopé de 6 mois d'interdiction d'exercer dont quatre avec sursis. Il a fait appel de la décision. La clinique de l’Isle a dû verser 6 000 euros d’amende, 7 000 euros au titre de préjudice moral au concubin de la victime et 17 000 euros à chacun des deux enfants du couple

Sarlat, Meaux: épidémies mortelles de légionellose

sarlat meaux epidemies mortelles legionellose

En 2002, la légionellose se développe dans deux établissements de santé à Sarlat (Dordogne) et à Meaux (Seine-et-Marne).

Rappel des faits:
en juillet 2002, la légionellose se déclare au centre hospitalier Jean-Leclaire de Sarlat et au centre hospitalier de Meaux. En cause, la prolifération d’une bactérie (la legionella) dans des tours réfrigérantes. Un homme de 68 ans décède et une vingtaine de personnes sont atteintes à Sarlat. 22 personnes sont contaminées à Meaux, quatre meurent.

Condamnation:
Jacques Romon, directeur de l’établissement de Sarlat au moment des faits, a écopé de 3 mois de prison avec sursis et de 2 000 euros d'amende. Le centre hospitalier a, lui, été condamné à 12 000 euros d'amende. A Meaux, Henri Genty, ancien directeur de l’hôpital, a également été condamné à trois mois de prison avec sursis. L’hôpital a été condamné à verser une amende de 100 000 euros avec sursis.

Vendôme, Bullion: un surdosage médicamenteux tue deux personnes

surdosage medicamenteux

Un surdosage médicamenteux a coûté la mort de deux personnes dans les hôpitaux de Vendôme (Loir-et-Cher) et de Bullion (Yvelines), dont un nourrisson.

Rappel des faits:
le 5 mai 2006, un homme de 83 ans est hospitalisé à l’hôpital de Vendôme pour une suspicion d’AVC. L’équipe médicale lui prescrit un médicament de façon journalière, alors qu’il doit l’être de façon hebdomadaire. Après de multiples complications (forte fièvre, trouble de l’alimentation, anomalie sanguine…), il décède le 26 juin 2006. ‘Cette prescription était inadaptée […]. Ce surdosage médicamenteux a provoqué un syndrome infectieux et des complications cutanéo-muqueuses’, ont expliqué les médecins experts selon maville.com de Blois. A l’hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion, les faits remontent à 2009. Suite à une erreur de dosage d’une perfusion, un bébé de 6 mois en attente d’une greffe de l’intestin décède. ‘Il fallait régulièrement perfuser l'enfant qui disposait d'un cathéter. Les deux membres du personnel devaient régler la vitesse du dosage mais ont commis une erreur en validant une vitesse trop importante d'écoulement du substitut alimentaire', a expliqué Yannick Gouriou, directeur de l’établissement au quotidien 20minutes.fr.

Condamnation:
le CH de Vendôme a été condamné à verser 26 000 euros aux enfants et à la veuve et 29 250 euros à la CPAM du Loir-et-Cher. Pour le nourrisson décédé à Bullion, l’enquête a été ouverte en 2009. Aucune condamnation n’a été rendue publique à ce jour.

Hôpital psychiatrique de Marseille: il s’enfuit et tue à la hache un homme de 80 ans

hopital psychatrique

En 2009, un hôpital psychiatrique de Marseille est condamné dans une affaire de meurtre.

Rappel des faits:
le 9 mars 2004, Joël Gaillard, schizophrène tue à la hache Germain Trabuc, un le compagnon de sa grand-mère âgé de 83 ans. L’homme interné à l’hôpital Edouard-Toulouse de Marseille depuis 2001 après une série d'actes de violence dont une tentative d'assassinat, était en fuite depuis le 20 février.

Condamnation:
Michel Trabuc, un des fils de la victime, a réussi à faire condamner l'hôpital à lui verser 15 000 euros de dommages et intérêts.

Saint-Vincent-de-Paul: hospitalisé pour une angine, un enfant décède

saint vincent de paul ilyes

Hospitalisé pour une angine, un enfant de trois ans décède à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul (Paris) en 2008. L’affaire fait la Une des journaux.

Rappel des faits:
en décembre 2008, une infirmière administre par erreur du chlorure de magnésium à un enfant admis en pédiatrie. Il décède. ‘Dès les premiers moments, l'infirmière est venue dire à son chef de service qu'il s'agissait d'une erreur,’ avait déclaré Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé au quotidien 20minutes.fr. A l'origine du drame: la confusion entre des flacons de B46, un sérum glucosé, et des flacons de chlorure de magnésium, un produit pouvant être toxique.

Condamnation:
l’infirmière responsable du drame a été immédiatement mise en examen pour homicide involontaire. L’AP-HP a été mise en examen pour homicide involontaire en novembre 2009.

Bourges: le Samu laisse mourir un homme


bourges samu

Un problème d'organisation des services de secours de Bourges (Cher) coûte la vie d'un homme en 2002.

Rappel des faits:
le 18 février 2002, un homme de 40 ans meurt d'une attaque cardiaque à Sancerre (Cher). Son fils, âgé de 10 ans, a pourtant appelé le Samu du centre hospitalier de Bourges devant le malaise de son père. Au téléphone, le médecin l'oriente vers un autre praticien de garde dans le secteur. Ce dernier ne répond pas. L’homme décède.

Condamnation:
les deux médecins ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis pour ‘homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence ou de sécurité’. L’hôpital a été condamné à verser 32 500 euros.

Yvelines: elle décède d’une hémorragie non diagnostiquée


A Aubergenville (Yvelines), une jeune femme décède en 2000 d'une hémorragie non diagnostiquée.

Rappel des faits:
en août 2000, Sylvie Houdé, 33 ans, décède à la clinique du Montgardé (Aubergenville) six heures après avoir accouché. 'J'ai assisté le matin à un entretien entre mon épouse et un médecin après l'accouchement. Elle lui expliquait qu'elle voyait trouble. Ce dernier lui a répondu que c'était normal,' avait déclaré le mari de la victime, selon Le Parisien. La jeune femme était en train de faire une hémorragie. L'enquête a révélé qu’il a fallu attendre 1h40 pour trouver une poche de sang. Un délai fatal.

Condamnation:
l'anesthésiste et le gynécologue-obstétricien obtiennent un non-lieu en 2006. En 2008, la clinique est condamnée à verser 500 000 euros à la famille de la victime.

Caen: une erreur de diagnostic fatale

Après un mauvais diagnostic, une patiente décède à la clinique de la Miséricorde de Caen (Calvados).

Rappel des faits:
en 2004, une femme souffrant de douleurs au bras gauche et dans la cage thoracique se rend aux Urgences de l'établissement. Le médecin juge l’électrocardiogramme normal et pense à un torticolis. La patiente rentre chez elle avec antalgique et anti-inflammatoire. Elle meurt dans la soirée.

Condamnation:
en 2008, les juges ont estimé qu'il n'y avait pas de lien certain entre la faute du médecin et le décès. En 2009, le mari de la victime a réclamé une indemnisation du préjudice économique et moral. ‘Le tribunal de Paris a conclu que le médecin urgentiste recevant la femme à la clinique ne lui avait pas procuré les soins conformes aux données de la science qu'il devait dispenser. Il lui a reproché […] d'avoir considéré comme normal un électrocardiogramme qui ne l'était pas totalement', rappelle Ouest-France. La clinique et son assureur ont été condamnés à verser environ 125 000 euros à la famille.

Clinique du sport: 58 patients contaminés par une tuberculose osseuse

tuberculose clinique du sport

L’affaire de la Clinique du sport (Paris) est le premier gros scandale des maladies nosocomiales.

Rappel des faits:
en mars 2010, les Drs Pierre Sagnet, Didier Bornert et Patrick Béraud sont reconnus responsables de la contamination de 58 patients opérés des lombaires ou des cervicales entre janvier 1988 et mai 1993. Tous ont développé une maladie grave s’apparentant à une tuberculose osseuse. En cause, une mauvaise stérilisation des instruments chirurgicaux et un mauvais rinçage de ces derniers.

Condamnation:
le Dr Sagnet est condamné à 4 ans de prison, dont 18 mois ferme, et 50 000 euros d'amende. Le Dr Bornert a écopé de 2 ans d'emprisonnement, dont 6 mois ferme et 25 000 euros d'amende. Le Dr Béraud est lui condamné à 8 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende.
A noter: la Clinique du sport s’appelle désormais Centre Médico Chirurgical Paris V.

Admin · 1149 vues · Laisser un commentaire
08 Avr 2012 

Cancer du sein : des centaines d'opérations inutiles

08 Avr 2012 

on peut estimer qu'entre 10 000 et 20 000 personnes par an sont mortes de septicémie dans les hôpitaux en France

On peut estimer qu'entre 10 000 et 20 000 personnes par an sont mortes de septicémie dans les hôpitaux en France ! Un taux comparable à celui de nombreux autres pays. Ce serait même la septième cause de mortalité, avant les accidents de la route... Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces septicémies sont dues pour beaucoup d'entre elles à l'utilisation des cathéters pour les perfusions et des sondes urinaires !
 
Presque un quart des patients hospitalisés ont une sonde urinaire, et le risque d'infection sur ces sondes est de 5 % par jour. Toutes les enquêtes montrent que les sondes urinaires sont trop utilisées et laissées trop longtemps en place. Ces infections sont à l'origine des septicémies hospitalières les plus fréquentes, celles dues à Escherichia coli. Les cathéters sont, eux, à l'origine de la deuxième cause de septicémie hospitalière la plus commune, les septicémies à Staphylococcus aureus, avec une forte mortalité. Le grand risque d'infection apparaît au-delà de trois jours d'utilisation.
 
La mort d'une personne de 75 ans à l'hôpital par septicémie sur sonde urinaire est moins spectaculaire que le décès de la même personne dans un incendie à l'hôpital, mais la hiérarchie de priorité en termes de sécurité pourrait s'accorder au risque réel, et non au risque perçu. Et le coût d'une augmentation des procédures de sécurité doit être évalué en fonction de son bénéfice potentiel. On découvrirait ainsi qu'il y a beaucoup de bénéfices à augmenter les mesures de sécurité sur l'usage des cathéters et des sondes urinaires...